Réduire le déclin des fonctions cognitives causé par la fibrillation auriculaire

Fondation, en collaboration avec la Dre Lena Rivard, cardiologue-électrophysiologiste et médecin chercheuse à l’Institut

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Cet article est tiré du magazine de la Fondation

BRAIN-AF, menée par la Dre Lena Rivard, avec ses collègues les docteurs Denis Roy et Paul Khairy, médecins-chercheurs en cardiologie et électrophysiologistes à l’Institut de Cardiologie de Montréal, est la première étude au monde qui cherche à démontrer un lien entre la fibrillation auriculaire et les troubles cognitifs chez les jeunes patients.

La fibrillation auriculaire et ses impacts sur le cerveau

La fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque fréquent qui touche environ 700 000 personnes au Canada.

La fibrillation auriculaire augmente le risque de formation de caillots dans les cavités supérieures du cœur (oreillettes). Ces caillots sanguins peuvent ensuite se loger dans le cerveau et causer un AVC, particulièrement chez les personnes de plus de 65 ans ayant un facteur de risque supplémentaire (hypertension artérielle, diabète, insuffisance cardiaque). L’anticoagulation est recommandée chez ces patients et est efficace pour prévenir l’AVC.

Selon les chercheurs de BRAIN-AF, la fibrillation auriculaire augmente probablement aussi le risque de troubles cognitifs et de démence, notamment chez les jeunes patients atteints de fibrillation auriculaire qui n’ont pas présentement d’indication d’anticoagulation.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), on recense 50 millions de personnes atteintes de démence dans le monde, et il apparaît chaque année près de 10 millions de nouveaux cas. Au Canada, plus de 402 000 personnes sont touchées par cette pathologie.

 

L’étude BRAIN-AF

BRAIN-AF cherche à démontrer que l’utilisation d’un anticoagulant, le rivaroxaban, préviendra le risque de dommages au cerveau (troubles cognitifs et AVC) chez les jeunes patients âgés de moins de 65 ans atteints de fibrillation auriculaire qui n’ont présentement pas d’indication d’anticoagulant.

Une étude qui rayonne

À ce jour, plus de 800 patients ont été recrutés et participent au projet BRAIN-AF dans 44 centres partenaires au Canada. Cela représente 40% de la population totale nécessaire pour réaliser l’étude. BRAIN-AF vient de se voir attribuer une subvention importante des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) qui permettra le recrutement de 1300 patients supplémentaires et de compléter le suivi des patients jusqu’en 2024-2025.

Des bénéfices considérables pour les patients

Si l’étude BRAIN-AF donne les résultats escomptés, c’est entre 50 000 et 125 000 personnes au Canada souffrant de fibrillation auriculaire qui bénéficieront d’une nouvelle indication d’anticoagulation afin de prévenir les troubles cognitifs et, ultimement, la démence.

Cette étude d’envergure a pu voir le jour grâce à la généreuse contribution des donateurs de la Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal. La philanthropie est d’une importance capitale pour mettre sur pied des traitements de pointe afin d’améliorer la santé et la vie des patients touchés par les maladies cardiovasculaires.

L’étude BRAIN-AF est en cours de financement et la Fondation comptera une fois de plus sur la générosité de ses donateurs afin de rendre possible ce grand projet.

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