La prévention : une clé pour la santé cardiaque et cérébrale

Fondation

Accueil > Blogue > La prévention : une clé pour la santé cardiaque et cérébrale

Cet article est tiré de la deuxième édition du magazine de la Fondation

Entretien avec le Dr Louis Bherer, neuropsychologue, chercheur et directeur scientifique adjoint à la direction de la prévention de l’Institut de Cardiologie de Montréal.

« On peut se demander pourquoi une institution comme la nôtre, consacrée au cœur, étudie le cerveau, reconnaît d’emblée le neuropsychologue. En fait, la santé du cœur et celle du cerveau vont de pair. Ce qui est bon pour l’un l’est aussi pour l’autre. » C’est ce qui motive le Dr Bherer à chercher des moyens de prévention qui agissent sur ces deux organes centraux. Le titulaire de la Chaire Mirella et Lino Saputo de recherche en santé cardiovasculaire et prévention des troubles cognitifs de l’Université de Montréal à l’Institut de Cardiologie de Montréal a ainsi fait de la prévention son cheval de bataille dans le cadre de ses projets novateurs.

COVEPIC

Peu avant la pandémie de COVID-19, le neuropsychologue avait entrepris un projet de recherche auprès de 400 patients membres du Centre ÉPIC. Cette étude examinait les effets d’une combinaison d’entraînement physique et d’exercices cognitifs sur la santé du corps et du cerveau. En mars 2020, tout a fermé du jour au lendemain pour les raisons que l’on connaît. L’équipe n’a cependant pas baissé les bras. Les kinésiologues du Centre ÉPIC ont rapidement mis en ligne leur programme d’exercices physiques, ce qui a inspiré le Dr Bherer à faire de même pour les activités de stimulation cognitive et de suivi. Résultat : le projet COVEPIC (Cognitive and SpOrt Virtual EPIC Training) est né, basé sur un protocole de recherche entièrement virtuel, du jamais vu dans le domaine. Ce protocole a d’ailleurs fait l’objet d’une publication dans la revue Trials (lien en anglais).

Les bienfaits de la nature

Un deuxième projet, cette fois-ci en collaboration avec la Sépaq, a occupé le Dr Bherer pendant la crise sanitaire. Lui-même amateur de camping et de plein air, il a effectué avec intérêt une revue systématique de la littérature pour établir quels bienfaits de l’interaction avec la nature sont scientifiquement prouvés. Des résultats solides lui ont permis de conclure que le contact fréquent avec la nature favorise une réduction de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle, du stress et de l’anxiété. Irait-on jusqu’à prescrire une promenade en forêt pour prévenir les incidents cardiovasculaires ? « Ça s’ajoute à notre éventail d’approches en promotion de la santé, répond le chercheur. On pourrait par exemple recommander aux gens de passer de 15 à 20 minutes dans un parc près de chez eux, plusieurs fois par semaine, pour ressentir des bienfaits sur la santé cardiovasculaire. »

La prévention, un choix audacieux

Devant ces différentes approches préventives prometteuses, il se réjouit du fait que la prévention soit au centre de la mission de l’Institut — une position audacieuse admirée par d’autres professionnels au pays. « Les traitements curatifs ont des limites, rappelle le neuropsychologue. La meilleure stratégie, c’est qu’il n’y ait pas de maladie. » Autrement dit, plus le cœur est en santé, plus on éloigne les risques de troubles cognitifs. Mieux vaut prévenir que guérir, comme le dit l’adage. C’est aussi le discours d’un nombre croissant de médecins qui, comme le Dr Bherer, sont convaincus que la prévention doit faire partie intégrante de la santé.

Vous souhaitez contribuer à l’avancement des projets en prévention de l’Institut de Cardiologie de Montréal?

faites un don

Vous aimez ce que vous lisez?

Découvrez plus de témoignages inspirants, de conseils sur la santé du cœur et de projets porteurs d’espoir en vous inscrivant à notre infolettre.

Ce champ est requis
Ce champ est requis
Ce champ est requisAdresse courriel invalide

Ce champ est requis
Please leave this field empty