La prévention cardiovasculaire pour contrer les troubles cognitifs

Fondation, en collaboration avec le Dr Louis Bherer, neuropsychologue à l’Institut de Cardiologie de Montréal

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Le cerveau et le cœur : deux organes qui, dans la documentation publiée, sont souvent opposés, ce qui peut donner lieu à de grands déchirements intérieurs. Pourtant, dans le domaine de la santé, ils forment un duo indissociable. Le Dr Louis Bherer, neuropsychologue à l’Institut de Cardiologie de Montréal, s’intéresse aux moyens de prévention qui agissent en synergie sur ces deux moteurs centraux.

Le cœur et le cerveau : deux organes intimement liés

Quand on parle de santé cognitive, le cœur arrive très vite dans la discussion. Pourquoi le cœur et le cerveau sont-ils si étroitement liés? Le Dr Bherer explique ainsi leur relation : « Le cerveau est un grand consommateur d’énergie. Le sang qui circule dans le corps sert en grande partie à alimenter le cerveau, puisqu’il est très gourmand. »

En raison du vieillissement de la population, les troubles cognitifs sont plus fréquents qu’avant, et les facteurs de risque cardiovasculaires et les maladies cardiaques se trouvent bien souvent à la source de ces anomalies.

Facteurs de risque cardiovasculaires et santé cognitive : les vases communiquent

Les chiffres que recueillent les chercheurs du Centre ÉPIC sur les populations étudiées révèlent l’impact concret des facteurs de risque cardiovasculaires sur la santé cognitive. Il s’agit de données précieuses qui guident les recherches du neuropsychologue Louis Bherer.

« Les personnes qui présentent d’importants facteurs associés à la santé cardiovasculaire (obésité, tabagisme, hypertension artérielle, diabète, etc.) ont des résultats plus faibles pour ce qui est de la mémoire, de la vitesse mentale et de la prise de décisions, ce qui peut avoir un impact sur des tâches aussi simples que démarrer au feu vert. »

Un déclin cognitif accéléré par un incident cardiaque

Les atteintes cognitives n’évoluent pas de manière continue au fil des ans. Par exemple, leur impact est plus profond après la survenue d’un événement cardiaque ou la détection d’une maladie coronarienne. « Dès que la maladie se présente, on voit un déclin plus abrupt du fonctionnement cognitif global, de la mémoire verbale, de la mémoire sémantique et de l’orientation spatiale, qui sont des fonctions cognitives importantes, centrales dans nos vies. La mémoire, c’est l’identité d’une personne. »

La prévention cardiovasculaire comme solution au déclin cognitif

Face aux liens avérés entre la santé cognitive et la santé cardiovasculaire, le Dr Bherer se montre optimiste. Cette découverte constitue une précieuse occasion de passer à l’action et de se mettre en mode solution.

« Un cerveau en bonne santé, c’est possible. Les experts en neurologie croient qu’il est possible de réduire de 30 à 40 % l’incidence de la démence en adoptant des styles de vie préventifs. »

De saines habitudes de vie pour un cœur et un cerveau en bonne santé

Pour prendre soin de notre cerveau et de notre cœur, on peut faire d’une pierre deux coups : les interventions sur les facteurs modifiables qui aident à prévenir les troubles cognitifs sont les mêmes que les interventions qui permettent le maintien d’une bonne santé cardiovasculaire. L’équilibre du diabète, l’arrêt du tabagisme, la réduction de l’obésité et la pratique d’activités physiques sont autant de comportements positifs qui ont un impact direct sur le cœur et, par ricochet, sur l’évolution des neuropathologies.

Alimentation anti-inflammatoire et activité physique : un duo des plus efficaces

Dans la catégorie des saines habitudes de vie, la nutrition et le sport sont les grands champions. L’Observatoire de la prévention de l’Institut de Cardiologie de Montréal avance entre autres qu’une diète anti-inflammatoire où les fruits, les légumes et les grains entiers sont à l’honneur, aide à réduire les risques de démence de manière considérable. Le Dr Martin Juneau, cardiologue et directeur de la prévention à l’Institut de Cardiologie de Montréal, vante également les bienfaits du régime méditerranéen sur la santé cardiovasculaire.

Même constat en ce qui a trait à la pratique régulière d’une activité physique : certaines études suggèrent qu’à 80 ans, une personne qui se tient en forme peut avoir un V02max (capacité cardiorespiratoire) équivalent à celui d’une personne sédentaire de 50 ans.

« Pas besoin de courir le marathon. De 10 à 15 minutes d’activité physique par jour suffisent pour agir sur la qualité de vie, la cognition, la mémoire et les fonctions exécutives. »

L’exemple de Gérard Lavoie : avoir 100 ans et être allumé à 100 %

On trouve partout des témoignages, des preuves tangibles de la possibilité de vieillir en bonne santé cognitive. En décembre 2021, un reportage paru dans Le Soleil sur Gérard Lavoie, 100 ans, nous montre un comptable content et toujours actif, encore capable de jongler avec les chiffres.

« On sait maintenant que les gens qui adoptent un mode de vie sain et actif après 60 ans, et qui sont disciplinés, vont augmenter de beaucoup leur qualité de vie. », conclut le Dr Bherer. Pour conserver toute notre vivacité d’esprit, de bons aliments frais et quelques longueurs à la piscine, voilà une bien douce médecine!

À l’Institut de Cardiologie de Montréal, le financement de la recherche peut changer la donne pour des millions de personnes aux prises avec des maladies cardiovasculaires, ici et ailleurs. Si nous sommes aussi avancés aujourd’hui, c’est en grande partie grâce au soutien, à la générosité et à la loyauté des donateurs de la Fondation. Merci de nous soutenir dans cette quête de solutions pour améliorer la santé de la population.

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