La fibrillation auriculaire : la maladie cardiovasculaire qui intéresse les chercheurs de l’Institut de Cardiologie de Montréal

Fondation, en collaboration avec la Dre Lena Rivard, cardiologue-électrophysiologiste et médecin chercheuse à l'Institut

8 octobre 2021 | Comprendre les maladies cardiovasculaires

La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent. Il touche environ 200 000 personnes au Canada. Apprenez-en plus sur cette maladie cardiovasculaire qui intéresse plusieurs chercheurs de l’Institut de Cardiologie de Montréal.

La fibrillation auriculaire

La fibrillation auriculaire est caractérisée par des battements cardiaques rapides et irréguliers qui empêchent le cœur de transporter efficacement le sang vers les autres organes du corps.

Cette maladie cardiovasculaire affecte les cavités supérieures du cœur, soit les oreillettes. Un cœur en fibrillation auriculaire génère par ses oreillettes des signaux électriques pouvant aller jusqu’à 400 impulsions par minute. Ceux-ci traversent les ventricules qui, en réponse, se contractent de façon chaotique et le plus souvent rapide.

L’activité électrique du cœur étant déséquilibrée, il y a présence d’arythmie, ce qui rend son travail plus difficile.

Les facteurs de risque

Plusieurs éléments peuvent augmenter les risques d’être atteint de fibrillation auriculaire :

  • Une maladie cardiaque (des valves ou du muscle)
  • Le vieillissement
  • Le diabète
  • L’hypertension artérielle
  • L’hyperthyroïdie
  • La maladie coronarienne ou une anomalie du muscle ou des valves cardiaques
  • L’apnée du sommeil
  • L’obésité
  • L’excès d’alcool
  • Une histoire familiale de fibrillation auriculaire

Les symptômes

D’une personne à l’autre, les symptômes associés à un cœur en fibrillation auriculaire peuvent varier. Alors qu’environ 30% des cas sont asymptomatiques, la fibrillation auriculaire peut s’accompagner de symptômes importants dès le début des épisodes.

Cette maladie cardiovasculaire peut provoquer des douleurs à la poitrine ou, plus souvent, des palpitations. Ces dernières sont ressenties comme des frémissements ou des battements rapides et/ou irréguliers du cœur.

L’essoufflement, les étourdissements, la fatigue, l’anxiété ou l’incapacité à accomplir les activités de la vie quotidienne peuvent également être des symptômes de fibrillation auriculaire.

Le diagnostic et le traitement

La fibrillation auriculaire peut être diagnostiquée grâce à différents examens non invasifs prescrits par un médecin en cas de palpitations fréquentes, de longue durée ou associées à d’autres symptômes. À l’occasion, le diagnostic de fibrillation auriculaire est plutôt posé de façon inattendue pendant une visite de routine chez le médecin.

Le traitement de la fibrillation auriculaire comprend, dans un premier temps, le contrôle du rythme ou de la fréquence de l’arythmie cardiaque. Dans un deuxième temps, un traitement est envisagé afin de prévenir la formation de caillots.

Comme la fibrillation auriculaire est une maladie chronique, son traitement se décline en plusieurs étapes et doit être continuellement optimisé. La clinique de fibrillation auriculaire de l’Institut de Cardiologie de Montréal offre une expertise médicale spécialisée pour les patients atteints de cette maladie du cœur dont l’arythmie est difficile à contrôler.

La fibrillation auriculaire et les accidents vasculaires cérébraux

Une complication possible de la fibrillation auriculaire est l’accident vasculaire cérébral (AVC). Environ 1 AVC sur 6 est causé par cette maladie cardiovasculaire. Les contractions désorganisées des oreillettes rendent inefficace la circulation du sang qui peut s’accumuler dans la cavité supérieure du cœur. Des caillots sanguins peuvent s’y former et se loger dans le cerveau lorsque le sang est expulsé vers le reste du corps, causant un AVC.

Les risques de subir un accident vasculaire cérébral s’accentuent avec l’âge et en présence de certains facteurs de risque, tels que l’hypertension artérielle, le diabète, un antécédent d’AVC, une maladie des valves cardiaques et l’insuffisance cardiaque. L’anticoagulation est recommandée chez les patients qui répondent à ces critères, et est efficace pour prévenir l’AVC. Heureusement, la majorité des patients traités pour la fibrillation auriculaire jouissent d’une bonne qualité de vie.

L’étude BRAIN-AF

Selon des chercheurs de l’Institut de Cardiologie de Montréal, les accidents cardiovasculaires cérébraux causés par la fibrillation auriculaire pourraient être responsables de troubles cognitifs et d’une augmentation du risque de démence, notamment chez les jeunes patients souffrant de fibrillation auriculaire qui ne prennent pas d’anticoagulants.

L’étude BRAIN-AF, menée par la Dre Lena Rivard avec ses collègues les docteurs Denis Roy et Paul Khairy, cherche justement à mieux comprendre les effets des maladies cardiovasculaires sur le déclin cognitif du cerveau et les façons de le prévenir. Il s’agit de la première étude au monde qui cherche à démontrer un lien entre la fibrillation auriculaire et les troubles cognitifs chez les jeunes patients.

Ils souhaitent prouver l’efficacité d’un médicament anticoagulant appelé rivaroxaban pour traiter la fibrillation auriculaire et développer une nouvelle approche préventive aux troubles cognitifs et à la démence.

 

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