Faire œuvre utile dans l’attente d’une greffe de cœur

Fondation

29 avril 2021 | Témoignages

Alors qu’un grave infarctus lui fait voir la mort de près, Éric Cool voit sa vie basculer. Après une intervention chirurgicale d’urgence et un suivi serré, le voici maintenant dans l’attente d’une greffe de cœur. Son moyen pour tromper l’angoisse et tirer du positif de la situation? S’unir avec ses enfants et ses amis pour lancer une collecte de fonds au profit de la Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal.

Rencontre avec un homme qui préfère voir la vie du bon côté, peu importe ce qu’elle met sur son chemin.

Un point de bascule que rien ne laisse présager

En 2019, le directeur d’école secondaire mène une vie saine et tout à fait ordinaire : sa condition physique est bonne, et il ne fume pas, boit à peine et s’alimente bien. « J’avais un surplus de 20 livres peut-être, mais c’est tout. » Un soir de juillet, il se met à vomir de façon anormale. « Je vois sur le visage de mes deux garçons qu’ils ne sont pas rassurés. On appelle l’ambulance. À l’hôpital, on me dit que je suis victime d’un énorme infarctus, qu’on doit m’envoyer d’urgence à l’Institut de Cardiologie de Montréal et qu’on espère que je vais me rendre. »

Après un triple pontage, son état est si précaire qu’on le maintient dans un coma artificiel pendant deux jours. « C’est pour mes proches que cette situation a été le plus difficile. Quand je me suis réveillé, j’étais convaincu que je venais tout juste de subir l’intervention, alors qu’eux avaient vécu l’angoisse des deux journées où ils ne savaient pas si je m’en sortirais. Ils ont vraiment eu peur. »

Aux soins intensifs, on lui apprend que la moitié de son cœur ne fonctionne plus, mais que la médication lui permettra de récupérer une bonne partie de ses capacités. Son corps en décide toutefois autrement.

La greffe : aux grands maux, les grands moyens

Contrairement aux pronostics annoncés à la suite de l’intervention, plutôt que de s’améliorer, la fonction cardiaque d’Éric Cool se détériore au point où on l’informe, en février dernier, qu’il aura besoin d’un nouveau cœur. Conséquences : arrêt de travail immédiat, suivi hebdomadaire à l’Institut et repos forcé. En prime, un téléavertisseur qui peut sonner à tout instant pour annoncer que le moment est venu de se rendre à l’Institut. « C’est un peu abstrait pour moi, parce qu’en ce moment, les médicaments soulagent mes symptômes et je me sens très bien. Comme j’ai de l’énergie, j’ai envie de faire du sport, mais je sais que je ne dois pas prendre de risque. Quand je vais jouer au base-ball avec mes fils – j’ai tellement hâte! –, plutôt que de lancer cent balles, je vais juste en lancer dix. »

Il n’y a aucun moyen de savoir si un cœur compatible se présentera dans une semaine ou dans six mois, alors que faire de ce temps d’attente à la durée incertaine? « J’ai décidé de transformer mon expérience en quelque chose de positif et de bénéfique. C’est pourquoi j’ai démarré une collecte de fonds au profit de la Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal. »

Des actions concrètes pour faire du bien

Optimiste et résilient, Éric Cool conserve sa bonne humeur et son sourire malgré la zone de turbulence qu’il traverse. S’impliquer dans notre cause est pour lui un excellent moyen, surtout en cette période pandémique, de demeurer en contact avec des amis très chers qui l’accompagnent dans l’initiative. « C’est aussi salutaire pour mes enfants de 18 et 21 ans. On fait quelque chose de positif et de constructif plutôt que de se ronger les ongles en se demandant quand le téléavertisseur va sonner. »

Une collecte de fonds en ligne est lancée et des activités sont prévues au cours des prochains mois, si les conditions sanitaires le permettent. Quilles finlandaises, volleyball et autres sports extérieurs sont au menu cet été, alors qu’un souper-bénéfice et un encan silencieux devraient avoir lieu au printemps 2022. L’objectif? Joindre le plus de gens possible. « Évidemment, nos actions visent à amasser de l’argent, mais mon principal but est de sensibiliser la communauté. Signer son consentement pour le don d’organes, ça n’a pas de prix. »

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Tous les appuis, grands ou petits, sont appréciés. Derrière chaque don, aussi minime soit-il, un individu est sensibilisé à sa situation et à l’importance du don d’organes pour sauver des vies. « Des élèves que je connais à peine m’envoient des dons ou m’écrivent des courriels d’encouragement. Ça me touche beaucoup! Tous les gens qui communiquent avec moi prennent conscience des retombées inestimables du don d’organes, et ça aussi c’est payant. »

Un accompagnement sur mesure offert par la Fondation

Éric Cool ne tarit pas d’éloges à l’égard de toute l’équipe de la Fondation. « Dès que j’arrive avec une nouvelle idée d’activité, on me guide et on m’oriente selon mes objectifs. On répond rapidement à toutes mes questions, et je suis certain que c’est le cas pour tout le monde, peu importe le montant récolté. »

Les effets concrets des dons sur la vie des patients

La Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal contribue à la recherche, à la sensibilisation et à la prévention des maladies cardiovasculaires. « C’est ce qui m’a sauvé lors de mon infarctus et c’est ce qui me permet d’être encore en vie aujourd’hui. Je sais qu’au cours des prochaines années, j’aurai besoin que la recherche continue d’avancer, alors c’est un peu égoïste au fond ce que je fais! », s’exclame celui qui se distingue pourtant par sa générosité.

Les percées médicales que la Fondation rend possibles ont une incidence directe sur les patients de l’Institut, comme M. Cool. Par exemple, si un cœur compatible tarde à arriver et que son corps ne tolère plus la médication, l’utilisation d’un cœur mécanique n’est pas exclue dans l’attente de la greffe. Une solution inenvisageable dans un passé pas si lointain.

Un personnel dévoué et des soins hors pair

Toute cette science d’avant-garde sécurise le patient de l’Institut de Cardiologie de Montréal. « C’est une institution reconnue partout dans le monde, un vrai joyau québécois. C’est incroyable comme endroit! » Le travail d’équipe exceptionnel l’impressionne particulièrement. « D’un rendez-vous à l’autre, je ne vois pas toujours le même médecin, mais ils connaissent tous leurs dossiers et communiquent entre eux. Chacun a son rôle à jouer et le joue merveilleusement bien. »

Les soins ne se limitent pas non plus à l’organe atteint. « Ils vérifient souvent comment va mon moral et si je suis bien entouré. J’ai la chance d’avoir des proches très présents, mais je suis certain que si ma situation devait changer, ils trouveraient une solution pour m’accompagner. » La disponibilité du personnel, son humilité, sa compétence et ses soins attentionnés diminuent son angoisse face à l’incontournable intervention qui sera un jour pratiquée. « Je ne rencontre pas seulement un médecin, une infirmière ou un préposé; je rencontre de vraies personnes. Au moment de la chirurgie, je n’aurai plus aucun contrôle sur ce qui m’attend, mais je suis rassuré de savoir que c’est à cette équipe chevronnée que je confierai ma vie. »

Résolument tourné vers l’avenir

Comment envisage-t-il l’avenir? « Avec confiance. C’est sûr que la greffe me fait un peu peur, d’autant plus que la convalescence est imprévisible. Mais les risques que je meure sont de 100 % si je ne reçois pas un nouveau cœur à court terme, alors que ceux que je reste sur la table d’opération sont faibles. Le choix est facile. »

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