Alain Gignac

Plus que des projets, une manière de faire : regard sur le parcours d’Alain Gignac

Témoignage / 29.05.2026
En quittant la direction de la Fondation, Alain Gignac laisse une marque dans les façons de travailler, de communiquer et de mobiliser autour de la cause.
Alain Gignac

Cet article est tiré de la sixième édition du magazine de la Fondation.

À la tête de la Fondation depuis six ans, Alain Gignac a mené son mandat avec une impulsion forte, marquée par sa capacité à transformer les idées en actions et sa manière bien à lui de rallier les équipes. Avec sa curiosité et sa façon de voir et de ressentir autrement, il a su guider l’évolution de l’organisation tout en magnifiant sa cause. 

Cette énergie se reflète aussi dans sa manière de s’exprimer. Alors que certaines personnes répondent en ligne droite, avec Alain, la pensée circule autrement et s’agrémente d’une blague, d’une image et de détours toujours remplis de sagesse. À l’interne, on le connaît pour son humour, son franc-parler et son talent pour faire travailler les idées et les gens ensemble. 

À l’heure de sa sortie de scène, nous avons voulu reprendre le fil de ces six années, revenir sur ce qui a guidé son engagement, et souligner les transformations qu’il a portées et les pistes qu’il a tracées pour la suite. Et, au point de départ, il y a la curiosité. Si la cause l’a séduit, c’est aussi la portée très concrète de l’action philanthropique en cardiologie qui a généré chez lui un engagement profond.

Sa façon de travailler : les gens d’abord

Ce qui compte pour Alain, ce n’est pas de tout porter seul, mais de réunir les bonnes forces, au bon moment, autour des bons enjeux. La collaboration s’impose comme un réflexe et le talent, comme une responsabilité collective. Et il y a le plaisir aussi, parce que les équipes donnent leur meilleur lorsqu’elles sont mobilisées, respectées et stimulées. 

« Je m’inspire des gens et j’espère aussi les inspirer. Au fond, ce qui me rend le plus heureux, c’est de voir des gens passionnés travailler en équipe et se dépasser. »
[Alain Gignac]

Faire circuler la vision

Communicateur de carrière, il a fait de la qualité des messages une priorité. « Mais à qui parle-t-on ? » est une phrase qui résonne souvent. 

« Je suis convaincu qu’au moins 50 % des problèmes des entreprises sont essentiellement des problèmes de communication. » 

Un piège fréquent, selon lui, c’est de croire qu’un message est compris simplement parce qu’il a été transmis. Dans sa manière de travailler, la vision doit circuler, être comprise, portée et incarnée. Sinon, elle reste théorique.

Faire évoluer les façons de faire

Au moment de revenir sur les grands moments de son parcours, il parle davantage de changements de posture que de coups d’éclat. Faire évoluer les façons de faire. Ouvrir de nouveaux espaces. Mieux aligner les outils avec la vision. Et dans cette trajectoire, le virage éditorial et de contenu occupe une place importante. 

L’intention consistait à créer une relation plus forte avec les publics, en misant sur la qualité du contenu, la pertinence des messages et une image de marque plus affirmée. « Je ne veux pas solliciter. Je veux que les gens aient le goût de donner. »

Ce qu’il souhaite pour la suite

Pour les prochaines années, le vocabulaire qui prime, ce n’est pas celui des revenus, mais plutôt celui de la capacité. Celle d’attirer du talent, de soutenir des projets porteurs, d’accélérer le développement, de faire circuler un savoir qui dépasse les murs. 

Dans cette vision, la Fondation agit comme un accélérateur. Elle contribue à créer les conditions pour aller plus loin, plus vite, avec davantage de portée, en misant sur les bonnes alliances, les bons projets et les bonnes conversations. Son rôle, dit-il, est « d’accélérer le développement de l’ICM ». 

Et, là encore, une conviction demeure : rien de durable ne peut se construire seul. La collaboration n’est pas un mot de circonstance, mais une discipline de travail.

Le message qu’il laisse

À la personne qui prendra le relais, il laisse une manière de comprendre vite et d’agir juste. D’abord, il faut y croire, « pas de manière démesurée, mais réaliste ». Il faut toujours revenir à la cause et garder le sens au centre, sans se laisser absorber entièrement par l’urgence. Il faut préserver un espace pour penser en amont, anticiper et créer. 

Sa manière de voir tient aussi dans cette phrase : « Si tu sais où tu t’en vas, tu as le temps de créer. » 

On y retrouve ce qui a marqué son passage : une pensée libre, une vision pragmatique, une attention réelle aux gens et une volonté constante de faire avancer les choses sans perdre de vue pourquoi on le fait.

Ce qui restera, toujours

Ce qui ressort de son engagement ne tient pas seulement aux projets, aux virages ou aux résultats. Il s’agit d’une manière de faire, axée sur la franchise, l’ouverture, une exigence réelle et le goût de pousser les idées et de réunir les talents autour d’une volonté commune. 

Car au bout du compte, ce sont les personnes qui occupent la première place. Celles et ceux qui l’ont inspiré, et cette conviction, restée intacte, que le travail prend tout son sens lorsqu’il fait grandir les gens autant que les projets.

Le cœur d'Alain

Si le cœur d’Alain pouvaient parler, voici ce qu’il nous dirait :

« Au-delà de tout, tout, tout, simplement, au fond : merci de m’avoir permis de rencontrer de si beaux humains. »

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