En 2025, Catherine courait lors d’un événement organisé au Mont-Sainte-Anne avec des amis lorsque, après quelques centaines de mètres seulement, elle a senti qu'elle allait perdre connaissance. Elle s'est couchée sur le sentier et a prévenu les personnes qui l'accompagnaient : elle n'était pas certaine de reprendre conscience.
Ce n'était pas la première fois que Catherine ressentait ce genre de malaise pendant l'effort, elle a donc commencé à s’inquiéter.
« Comme kinésiologue, je savais que ce n'était pas normal de ressentir de tels symptômes durant l'activité physique », explique-t-elle. Ces sensations apparaissaient surtout à intensité élevée et lorsqu’elle s’entrainait à des températures plus froides. Par prévention, et parce qu’elle court parfois seule, elle a décidé de consulter.
Son médecin de famille l'a référée en cardiologie. Un test à l'effort a révélé un espacement anormal dans son tracé cardiaque, ce qui l'a menée au Centre de génétique cardiovasculaire de l'Institut de Cardiologie de Montréal, unique au Québec par la combinaison de sa clinique de génétique et son laboratoire de diagnostic moléculaire.
Il a fallu quelques mois avant d'obtenir une réponse claire. Le test génétique s'est finalement révélé négatif. C’est plutôt une combinaison de facteurs qui expliquaient ces malaises.
« Il n'y a rien de majeur au niveau cardiaque, et ça, c'est la bonne nouvelle. Mais sur le coup, c'est inquiétant. On pense qu'il y a quelque chose. Mais c'est quoi, ce quelque chose? Les maladies cardiovasculaires, c'est tellement vaste. »
Pour Catherine, l’histoire se termine bien. Elle n’est pas en danger. Elle a reçu quelques recommandations pour préparer ses entrainements.
C'est par son suivi à l’Institut et par ses nombreuses recherches que Catherine a cherché à en apprendre davantage sur la Fondation de l'ICM. Elle a tout de suite été attirée par le Fonds en santé cardiovasculaire des femmes.
« Il n'y a pas beaucoup de recherche chez la femme, et c'est un sujet qui m'a vraiment interpellée tout de suite. Je me suis dit que ce n'était pas pour rien que je tombais là-dessus. »
Son grand-père avait eu des problèmes cardiaques liés à ses habitudes de vie. Catherine portait déjà cette conviction qu'on a un seul cœur, et qu'il faut en prendre soin avant qu'il soit trop tard. Son propre parcours médical a confirmé cette intuition. Elle a donc voulu contribuer à faire avancer la médecine cardiovasculaire à sa façon.
Cet automne, Catherine prend le départ du Bromont Ultra entourée de neuf autres femmes de la Mauricie — des compagnes d'aventure rencontrées au fil de ses voyages, notamment dans les Pyrénées.
« Ce sont des femmes qui croient autant à la prévention de la santé que moi. C'est pour ça qu'elles ont décidé d’embarquer. »
L'objectif de l'équipe : courir ensemble, s'amuser, et promouvoir la prévention par le mouvement, sans pression de performance. Elles ont créé une collecte de fonds qui est elle aussi en grande ascension, afin de soutenir la recherche en santé cardiovasculaire à l'ICM.
Pour Catherine, cette expérience confirme une conviction importante : la prévention, ça commence par l'écoute de son corps, et ça permet d’éviter des scénarios moins joyeux.
Son histoire se conclut par un engagement envers la santé du cœur. Pour encourager Catherine et son équipe, contribuez à sa collecte pour le Bromont Ultra et soutenez la recherche en santé cardiovasculaire à l'Institut de Cardiologie de Montréal.